In the end, le visual manga rebelleeeuuu de Pink Psycho

Publié le par Lyra78

    Convaincue par la couverture magnifique (Kaori Yuki like) de ce yaoi, j'ai fini par acheter In the end.

     Première chose, le manga coûte 9€ et même avec les quatre pages couleurs, c'est beaucoup trop cher pour ce que c'est. Sans compter le manga lui-même, on a vraiment l'impression de s'être fait baiser quand on voit la quantité de pub et de pages blanches à la fin.

     Alors au niveau du dessin, j'ai trouvé ça assez inégal. Selon les pages, on trouve autant de beaux dessins (la couvertuuuuure) que de moches (les personnages debouts, par exemple). Il y a souvent ce "petit-truc-qui-va-pas-mais-qu'est-ce-que-ça-peut-bien-être" (non, je ne sais pas m'exprimer correctement).

     Pour le scénario, première surprise, il met en scène un petit lycéen visualeux. Alors évidemment, il est maigre, efféminé, a des fringues de visualeux, une coiffure de visualeux et se maquille comme un visualeux (donc en abrégé, pour peu qu'on aime le style, il est beau et il a la classe). Il lit Shoxx, écoute The Gazette et Dir en Grey. En plus il est gay.
     Voila. Déjà, on sent pas le public visé.
     Comme le dit la quatrième de couverture, ce petit héros (Kaito Niikura de son prénom) est un incompris. C'est une victime, personne ne l'aime, rien ne le touche, ses vêtements sont hors de prix le reflet de sa personnalité et gna et gna et gna.
     Un bisho très beau mais très con quoi.
     C'est donc un très gros point noir pour le manga; choisir pour héros un pauv' gosse pseudo-rebelle en pleine crise d'ado, on a vu mieux.
     Après, il y a son histoire avec Ren Ando. Ça commence un peu à l'arrache, du genre "je ne te connais pas mais je t'aime déjà". Pour la suite, je n'arrive pas à savoir s'il aurait fallu rajouter quelques cases ou juste raconter autrement pour que ce soit mieux. Ça aurait pu être intéressant, ce petit bout de garçon tout abîmé par la vie (haha) avec ce jeune homme fou amoureux, mais la relation entre les deux est trop mal décrite pour ça (c'est quand même ballot, vu que l'histoire est basée là-dessus).
     La quatrième de couverture parle aussi d'un amour "interdit", mais c'est vraiment pas la question dans le manga. Ils sont tous gays et l'assument parfaitement. Tant mieux pour eux, me direz-vous, sauf que niveau crédibilité, on est parfois assez limite.
SPOIL: et puis apparemment, pas de problème non plus avec une relation prof-élève puisqu'aucun des deux n'a l'air troublé de la situation. Normal?
     Régulièrement, le texte n'est pas inséré dans des bulles, c'est assez destabilisant. Il faut toujours un petit temps de réflexion pour savoir si ce sont les pensées ou les paroles des personnages. Un petit rien qui s'ajoute au reste.
     Pour en finir avec les critiques,
je suis peut-être une perverse, mais on ne voit rien qui puisse justifier le "pour public averti" inscrit sur la couverture: c'est à peine si on les voit s'embrasser une fois dans toute l'histoire. Merde quoi, c'est censé être du yaoi, n'importe quel shojo est plus explicite que ça ;_;

     En conclusion, à 9€ juste les perso classieux et les quelques références au visual (on peut pas dire que ce soit très courant), vaut mieux le lire à Fnac, ou se le faire prêter par un pigeon dans mon genre qui s'est laissé séduire par une belle image.


*je fais genre avec mon gras et mon italique, mais c'est juste pour essayer de rendre le pavé plus digeste. Enfin plus joli quoi*
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article